Notre coureur en espadrilles, Nicolas Duplaa, rejoint la RUNNEA Team !

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Notre coureur en espadrilles, Nicolas Duplaa, rejoint la RUNNEA Team !
Rédaction
Par Rédaction
Equipe de rédaction
Publié le 20-02-2023

Nicolas Duplaa, nouveau membre de la RUNNEA Team !

La famille RUNNEA s’agrandit avec la création de la RUNNEA Team ! Ce groupe de coureurs et de coureuses nous aide à faire des tests de matériel et à garantir notre présence dans des courses et des événements running. 

Aujourd’hui, nous vous présentons Nicolas Duplaa, un sportif basque qui court… en espadrilles ! Il faut dire qu’on s’éloigne pas mal des chaussures de compétition avec plaque de carbone ultraperformance. Alors, pourquoi RUNNEA s’y intéresse ?

On vous explique : Nico est un athlète qui met en avant un savoir-faire régional. À son niveau, il essaie d’apporter son grain de sable dans le rayonnement des traditions de sa région. Tout comme RUNNEA tente de mettre à niveau les grandes boutiques en ligne et les petits e-commerçants. Et puis, il court aussi avec des chaussures de running courantes !

Il est également un coureur très performant qui, comme nous tous, a un job à plein temps, une famille et des responsabilités.

Alors, roulement de tambours… Voici l’interview que nous avons concoctée chez RUNNEA avec notre cher Nicolas Duplaa.

Rentrons dans le vif du sujet : qui es-tu ? 

Je m'appelle Nicolas Duplaa, j'ai 36 ans, je suis originaire de Tardets mais j’habite à Sauvagnon. Ma vie sportive est un peu compliquée en ce moment, car je suis père de trois enfants depuis peu. 

Je suis président d'un club FFA de course à pied : XIBEROTARRAK. On a une soixantaine de licenciés et on organise une course par équipe, le Tour de la Soule (une des provinces du Pays basque à la Soule).

Dans ma vie professionnelle, je travaille dans une boîte informatique à Orthez.

Raconte-nous un peu tes amourettes avec le running…

J'ai fait beaucoup de pelote, notamment la chistéra et la cesta punta. À 18 ans, j'ai intégré le pôle sport et études de pelote à la fac. Je m'entraînais avec des jeunes qui étaient très bons. 

Lors des préparations physiques, j'ai pris goût à courir, à faire du renforcement et tout ça. Je me suis donc mis à courir à côté et à faire des petites courses et puis le marathon du Médoc en 6h30. Et là je me suis dit « J'aimerais bien en faire un sérieusement ».

J'ai donc pris un coach et aujourd’hui, je dois être à 37 marathons, dont 10 fois le Médoc, trois fois le Marathon de la Bière. 

Moi, je fais des marathons festifs, des marathons avec des chronos et des marathons avec des copains. J'aime bien aussi voyager et donc en marathon, j'ai pu faire New York, Londres, Chicago en octobre dernier. Je fais pas mal de trails aussi.

Comme je cours à bloc (j'adore ça), j'aime bien partager mes aventures dans mon blog. Donc la plupart des courses, j’y vais avec ma petite GoPro. 

Ta vie sportive s’est développée, tu as amélioré tes performances et tu es devenu ambassadeur pour des marques. Comment ça s’est fait ?

J'ai commencé par tester des chaussures à Kalenji parce que j'avais gagné un voyage sur Facebook en Afrique du Sud : la Kalenji Experience. Après, Décathlon a arrêté de prendre des gens externes et n’a gardé que les tests pour ses employés. 

Ensuite, un copain qui avait une boutique m'a fait rentrer chez HOKA. Une belle histoire qui a duré trois ans et plusieurs paires de chaussures ! 

Il y a peu, j’ai découvert RUNNEA… Et me voilà embarqué pour une belle aventure dans la RUNNEA Team !

Revenons un peu à ton quotidien. Tu représentes en quelque sorte le profil de notre communauté de coureurs : boulot, famille, dodo. Entre deux responsabilités, il faut trouver du temps pour aller courir. Comment tu t’organises ? Tu profites de tes pauses à midi ? Tu te lèves tôt le matin ou tu es plutôt un coureur du soir ?

Quand tu veux, tu peux et tu trouves toujours le temps dans une journée. J'ai travaillé dix ans dans une boîte à Orthez où tout le monde faisait vachement de sport le midi. On avait une heure trente de pause avec une douche dans l'entreprise

Sans avoir encore d'enfants, je rentrais le soir, il était 18 heures et ma journée sportive était faite. Je pouvais alors me consacrer à ma copine et maintenant aux enfants. Parce que là, je ne me vois pas rentrer le soir, faire le bisou aux petits, dire « Je reviens dans une heure », quand ils sont au lit.

Quand j'ai changé de boulot, j'ai clairement demandé s'il y avait une douche dans le bâtiment. 

Quelle est ta fréquence d’entraînement ?

Jusqu'à avoir des jumelles, j'étais à six jours par semaine. Et quand j'avais de grosses prépas, je doublais à huit ou neuf séances par semaine (jusqu'à 130 kilomètres pour le Marathon des Sables). 

Là, je suis plutôt à cinq jours, du lundi au vendredi. Et le week-end, c'est consacré à la famille, aux petits. Parfois je peux m'échapper le dimanche matin et il m’arrive d’y aller avec la poussette. Mon gamin est ravi. Moi, je cours et on va voir les chevaux, les poules, les brebis... Et parfois, il fait même sa sieste !

Il est impossible de passer à côté du fait que tu cours en espadrilles. Raconte-nous un peu ce petit délire et qu’est-ce que ça donne en termes de sensations ou de performance.

Je cours en espadrilles depuis trois ou quatre ans. J’ai fait le Half Marathon des Sables au Pérou avec ! J'avais discuté avec les organisateurs et comme c’était la première édition au Pérou, j’ai réussi à avoir une invitation.

Au départ, je voulais faire la promotion de mon coin. Surtout dans des courses où je ne voulais pas faire en chrono ou en classement. Après, je me suis rendu compte que financièrement, pour les sponsors, ça fait la différence. Tu te démarques des autres et ça raconte une histoire.

Naturellement, tu cours moins vite et sur l'avant du pied. C'est minimaliste, donc les mollets sont beaucoup plus sollicités. J'ai dû m'entraîner aussi progressivement à partir à deux ou trois kilomètres. Puis après, j'ai augmenté, jusqu'à faire le Marathon de Chicago en espadrille. Ensuite j'ai eu mal aux tendons d'Achille pendant deux ou trois mois !

J'ai créé une association, la Grande Espadrouille pour promouvoir les traditions basques. Mais bon, maintenant, avec RUNNEA, je compte courir avec de belles chaussures avec plaque de carbone.

Tu aimes les espadrilles, c’est clair. Autrement, tu as des coups de cœur en chaussures de running ?

Perso, j'ai fait mes records en marathon avec des Kalenji à l'époque. Je n'ai pas réussi à faire de grosses perfs avec HOKA… Mais en même temps, j’ai eu mon premier enfant qui a bousculé mon rythme sportif !

Ce week-end, j'ai fait une course avec les HOKA RocketX et j'ai fini deuxième (j'ai perdu au sprint). Sinon, toutes mes sorties longues, je prends des Clifton 8 que j'adore. Elles sont trop confort, trop bien. J'ai appris que la 9e version arrive, donc j'ai hâte de tester ça. 

Cela dit, j'ai quand même hâte de tester d'autres modèles. Il y a quelques semaines, j'étais à Chicago et je regardais autour de moi. Il n'y avait pas une seule HOKA mais que du Nike quasiment. Autrement, j’ai un test prévu de New Balance avec RUNNEA !

Tu as un coach sportif ou un entraîneur ?

Oui, j'ai un coach de Saint-Sébastien qui me fait les plans à la semaine en fonction des objectifs et ça se passe super bien. On fait tout à distance.

En ce qui concerne le plan d’entraînement, avec lui, c'est 80 % de footing facile et 20 % de qualité (fractionné, allure course…). Si tu dépasses cet équilibre, tu te fatigues, tu n'assimiles pas les séances de qualité et tu peux te blesser.

Typique problème de coureur amateur : les blessures. Est-ce que tu as ta petite collection ?

Je touche du bois, je n'ai pas eu trop de blessures. Je vais souvent voir un ostéo et je le conseille à tout le monde, une fois par an. Une semaine après, tu vas voir un podologue, pour voir s'il y a besoin de semelles orthopédiques. Cela joue sur l'équilibre et sur plein de choses. 

Quels sont tes objectifs pour 2023 ? Tu es inscrit à combien de courses ? Est-ce que tu as des objectifs chrono ? 

Déjà de courir avec RUNNEA ! J'ai mon dossard pour Barcelone. Mon but est de passer sous les trois heures pour l'an prochain, m'inscrire à Boston (il me reste trois marathons pour faire tous les Majors). 

Sinon, j'ai un dossard pour le semi-marathon de Londres, le jour de mon anniversaire. Mais je ne sais pas si je vais en espadrille ou en chaussure. Et après, je suis inscrit à un trail à Luchon qui fait 85 km et 7 000 mètres de D+. Je ferai certainement le marathon du Médoc en sept heures et boire du rouge. 

Quels sont tes conseils pour un coureur débutant ?

De ne pas lésiner sur le matériel, de ne pas acheter les chaussures les moins chères. C'est ça qui peut être source aussi de blessures. Il ne faut pas mettre 200 € sur la première paire de chaussures, mais un minimum quand même. Profitez du comparateur de prix de RUNNEA qui permet d’avoir des rabais de 50 %, voire plus. 

Puis, chose essentielle, d’y aller progressivement. Il vaut mieux faire plusieurs sorties courtes dans la semaine qu'une fois, une heure et demie. 

Et de bien s'entourer ! Si on commence à vouloir faire un bel objectif dans l'année, que ce soit en chrono ou en distance, prendre un coach. Il va nous faire courir intelligemment, il sera à l'écoute, il va adapter son plan. Prendre un plan non personnalisé, ça peut être dangereux.

L’essentiel est que le running soit une source de plaisir et de bien-être !

Tu veux faire partie de la RUNNEA Team en France ? Contacte-nous à notre adresse bonjour@runnea.fr !

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